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Les modèles Citroën.

 

 

 Citroën M35:  

 

   

                                                                                              

 

La Citroën M 35 fut commercialisée à partir de 1970. L'auto, véritable laboratoire roulant, était dotée d'une suspension hydropneumatique et surtout d'un moteur à piston rotatif monorotor Wankel développant 49 ch. Heuliez avait été chargé par Citroën du développement de la voiture, de l'emboutissage et de son assemblage. Il s'agissait pour le carrossier de sa première expérience de petite série dans le domaine de l'automobile de tourisme.

 

        Assemblage de la carrosserie prototype sur marbre.

   

La carrosserie était dérivée de l'Ami 8, mais sous la forme d'un coupé 2 + 2. Néanmoins, la plupart pièces étaient spécifiques à la Citroën M 35 : portes élargies pour facilité l'accès aux places arrière, pli de la tôle autour des phares avant, etc ... L'esthétique de l'ensemble n'avait pas été un critère majeur lors du développement du projet. D'ailleurs, une seule couleur était proposée au catalogue.

 

 

       Caisse de M35 chez Heuliez en attente de montage

  

    La porte du m35 est réalisée à la main à partir d'une maquette de référence et est plus longue que celle de l'Ami 8

 

     La caisse terminée s'avance vers l'électrophorèse, le ponçage, la peinture.

 

  

La souplesse de l'usine Heuliez était de posséder une chaîne de montage à cadences variables, les futurs prototypes M35 étaient assemblés en divers lieux en atelier. La photo ci dessus rassemble plusieurs M35 donnant l'illusion d'une "vraie" chaine de montage. Propos entendus de l'ancien directeur n°2 de l'usine Heuliez de l'époque.

 

    Prise de cotes sur le masque  avant pour la réalisation des outillages.    

 

Une fois les caisses assemblées, celles ci étaient pulvérisées de produit gras avant chargement et pour convoyage par camions en direction de l'usine de montage de Rennes la Janais (35). Les moteurs arrivaient d'Allemagne de l'usine Comotor, le reste de l'équipement de différents fournisseurs se retrouvait à l'usine pour l'assemblage complet du véhicule.

Plutôt que de limiter l'essai de cette voiture à quelques rares individus, Citroën fit le choix d'élargir sa cible, et proposa la voiture à sa clientèle de gros rouleurs, qui devaient tout de même justifier d'un kilométrage annuel supérieur à 30 000 km. L'essai " privé " devint ainsi un essai " grandeur nature ". En cas de panne, Citroën s'engageait à une intervention sans délai, et au prêt gratuit d'un véhicule de remplacement.

L'entretien moteur était assuré gracieusement par Citroën, tandis que le client prenait à sa charge les frais relatifs à l'usure normale de la voiture (freins, pneus ...). La voiture était affichée en 1970 à 14 120 francs, sensiblement le même prix qu'une D Spécial, ou deux fois le prix d'une Dyane. Ce prix était très inférieur au prix réel de revient du véhicule fabriqué par Heuliez. La M35 était acquise directement auprès de l'usine sans passer par un concessionnaire.

Le projet initial prévoyait la construction de 500 véhicules. 267 exemplaires furent effectivement assemblés entre 1969 et 1971 par Heuliez. Comme les voitures n'étaient pas fabriquées à la chaîne mais sortaient au compte-gouttes, l'opération se déroula sur presque deux ans, avec 6 M 35 en 1969, 212 en 1970 et 49 en 1971. Faute de pouvoir assurer un service après vente correct, un maximum de M35 furent rachetées par Citroën, sauf celles que les clients voulaient conserver, ce qui était leur droit puisque ces voitures étaient leur propriété. De nombreuses M35 furent donc reprises par Citroën et détruites. Quelques-unes furent offertes à des musées voir concessionnaires et il en fut conservé une ou deux par l'usine pour ses collections.

 

 

   

 

Quatre modèles de "préséries" étaient de  couleurs différentes avant que la teinte retenue soit le gris métallisé. Différents petits détails de finitions les distinguaient, comme les deux petits écussons avec le logo Citroën sur fond noir de chaque coté de la malle arrière au dessus des ailes..

Le M35 n°003 est présentée aux journalistes. Ce M35 est le premier prototype à recevoir la teinte grise métallisée. La presse va se montrer enthousiaste en ce qui concerne le principe de cette mécanique inédite mais restera dubitative quand au procédé de test par la clientèle.

         Les journalistes posent pour la postérité.

 

La M35, comme ses devancières NSU Spider wankel et NSU RO80, sont équipées d'un moteur dit à "Haute Technicité" offrant un gain de place spectaculaire qui le rend extrêmement compact (mis à part les organes périphériques)

On peut penser que l'expèrience qu'allait tenter Citroën devait aussi permettre d'analyser les réactions du public en face de cette technique nouvelle. Ce "ballon d'essai" sert également à la préparation du terrain en vue du lancement d'une nouvelle Citroën équipée de ce moteur.

 

GS BIROTOR:

 

                              

   

 

La Citroën GS Birotor (type GZ) est une version luxueuse de la Citroën GS, qui a la particularité d'être équipée d'un moteur Wankel birotor. La GS Birotor est un modèle à part entière, puisque sa mécanique de petite taille est inédite, sa carrosserie est spécifique avec notamment les ailes élargies, et dispose d'un intérieur luxueux spécifique à cette version, parmi d'autres spécificités. Première voiture de série française équipée d'un moteur à pistons rotatifs en position transversale, elle n'a plus grand-chose en commun avec les autres GS.

                    

                                               

 

                                    

 

Le bureau d'études Citroën envisage la variante GZ dès le cahier des charges d', bien qu'elle soit finalement commercialisée après la GS à moteur 4-cylindres à plat, de type GX. À partir de l'automne 1973, la GS est une des rares voitures à être ainsi équipée du moteur Comotor . Sa version Birotor qui  succède à la Citroën M35, est produite pendant une très courte période. Des soucis de jeunesse sur la fiabilité, avec l'usure prématurée des segments d'étanchéité du rotor et surtout la consommation élevé de carburant (entre 12 L et 20 litres au-delà), avec la guerre du kippour et l'époque du premier choc pétrolier s'ajoute l'arrivée de mesures comme la limitation de vitesse, ce qui stoppe sa commercialisation peu après sa sortie. Elle possède entre autres particularités un réservoir de carburant de plus grande contenance et son soubassement lui est spécifique.

Une peinture deux tons (sur certains modèles), logos et équipements spécifiques, des ailes élargies pour abriter des pneus de 165 x 14 et un train avant totalement différent, qui préfigure celui de la CX, au lieu des 145 x 15 des autres GS, distinguent la GS Birotor des autres GS et un tableau de bord spécifique avec cadrans ronds qui sera repris sur les séries X et X2.

 

             

L'architecture du moteur et de la voiture est totalement nouvelle par rapport à la GS "à air" et va bénéficier de l'expèrience M35.

Le « moteur Comotor » birotor est produit par la société du même nom : Comotor, une entreprise commune entre le français Citroën et l'Allemand NSU. Ce même moteur trouvera place sur la moto Van Veen OCR 1000. Ce moteur ne se vidange pas, il est lubrifié à travers le carburateur et l'huile se consume doucement au fil des utilisations. L'huile mélangée dans l'essence participe à la lubrification de la segmentation. Pour la dépollution le moteur est doté d'une pompe à air pour achever la combustion des gaz dans le pot d'échappement (système dit de « post-combustion actif »). L'absence de pièces en mouvement alternatif permet au moteur de tourner très vite sans vribrations, à tel point qu'une alerte sonore prévient le conducteur en cas de sur-régime. (système qui existera plus tard sur les Mazda RX)

La GS Birotor sera produite à seulement 846 exemplaires entre 1973 et 1975.

Devant les problèmes de fiabilité rencontrés, Citroën décide en 1975, de récupérer tous les exemplaires pour les détruire... Un certain nombre d'exemplaires ont toutefois réussi à échapper à leur sort ....

        Photo d'époque: GSBirotor en attente de destruction...

  

   

    Restera t'elle un mystère? CX birotor pour essai, OUI...Mais rien ne prouve l'existence d'un trirotor pour la CX.

 

  

    Commentaires...

 

     

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                  Contact d'un ancien collaborateur Citroën confirmant bien l'existence de CX birotor à deux essieux arrières pour divers essais mais sans trirotors. 

                  Citroën s'y serait intéressé avec des plans mais il n'y a jamais eu de trirotors fabriqués.

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             En attente d'autres témoignages ...

 

  Sources: Internet, Wikipédia, articles de presse d'époque, la Citroên Ami de mon père (éditions ETAI), extrait article leroux.andre.free.fr les amis!

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